Outre-mer et délais de distance

De la métropole, nous avons une vision assez binaire, voire centralisée, des délais de distance.

Nous regardons si la partie demeure à l’étranger ou outre-mer pour savoir s’ils sont applicables.

Mais tout ne tourne pas autour de la métropole.

J’ai pu en faire le constat lorsque je me suis déplacé pour des formations en procédure dans les Antilles.

Jusqu’alors, je ne m’étais pas posé la question, mais j’ai pu constater que s’appliquaient des délais de distance.

Il me faut reconnaître que cela m’a étonné, et j’ai pu trouver assez curieux d’appliquer un délai de distance entre la Guadeloupe et la Martinique alors qu’elles sont si proches géographiquement.

Mais réflexion faite, et l’étonnement passé, cela m’a paru plutôt conforme au texte.

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On voit souvent, en pratique – mais l’avocat est un peu psycho et préfère en faire plus que pas assez – la communication de pièces qui s’apparentent davantage à des pièces de procédure que véritablement à des pièces de fond.

Le plus courant reste la communication du rapport d’expertise, visé dans le bordereau.

Question : ces pièces doivent-elles être communiquées ?

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Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’article 371 du Code de procédure.

Si l’évènement survient ou est notifié après l’ouverture des débats, il n’y a pas interruption de l’instance. Et s’il n’y a pas d’interruption, alors il n’y aura pas de jugement non avenu au sens de l’article 372.

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Nous savons qu’au rebours de la péremption, la caducité peut n’être que partielle.

C’est l’effet relatif des sanctions en cas de pluralité de parties, que nous trouvons aux articles 323 et 324 du Code de procédure civil.

Mais cette caducité, dans certains cas, affectera toutes les parties alors même que l’appelant aura failli dans ses obligations procédurales à l’égard d’une seule partie.

Ce sera le cas en cas d’invisibilité.

La difficulté tient donc à savoir ce qu’est cette indivisibilité.

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Encore un arrêt rendu sur le fondement de l’article 2241 du Code civil, et qui est l’objet d’une publication.

Une partie fait appel devant la Cour d’appel de Paris.

Se ravisant, la même partie fait appel devant la Cour d’appel de Versailles, qui était manifestement la juridiction d’appel compétente pour examiner l’affaire. Mais ce second appel est fait après le délai d’un mois.

L’appelant ne conclut pas sur son premier appel, lequel encourt alors la caducité de l’article 908.

Mais il souhaite pouvoir maintenir son second appel.

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Il me semble que la jurisprudence sanctionnant un manque de diligences de l’huissier est peu fournie.

Manifestement, les huissiers font très correctement leur boulot.

Ceci explique cela, manifestement.

Dans cette affaire, l’huissier avait indiqué avoir déposé un avis de passage, envoyé la lettre simple, certifié l’exactitude du domicile, qui était connu de l’étude.

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La rigueur du jour fixe

C’est un arrêt non publié de la Cour de cassation qui a retenu mon attention.

Non pas qu’il nous apprenne véritablement quelque chose, mais il n’en est pas pour autant dépourvu d’intérêt.

Surtout que la cassation intervient sur un moyen relevé d’office par la Cour de cassation, ce qui, sauf erreur, n’est pas très courant.

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La saisie immobilière, une matière indivisible

C’est un arrêt publié de la Cour de cassation qui nous intéresse ici à un double titre.

Elle rappelle dans quelles conditions la cour peut relever un moyen sans avoir à ordonner la réouverture des débats, et nous précise la nature indivisible de la matière.

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Cet arrêt n’est pas publié.

Il est étonnant car il est difficilement compréhensible que la partie se soit arcboutée sur sa position alors qu’il lui aurait été possible de contourner la difficulté.

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Les faits sont assez curieux.

Dans le cadre d’une saisie immobilière, un commandement valant saisie immobilière est délivré.

Mais – et c’est là que c’est étonnant – ce commandement porte constitution d’un avocat… honoraire.

Evidemment, il y avait comme un petit problème.

Pour bien faire, le saisissant fait assigner, en prenant soin cependant de procéder sous la constitution d’un avocat ayant capacité à représenter la partie.

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