Pas de convention, pas de sous ?

La convention d’honoraire est imposée depuis la Loi Macron entrée en vigueur en août 2016.

Mais soit l’avocat a omis cette formalité, soit le client ne retourne pas le document (ça arrive).

L’avocat peut-il néanmoins se faire payer pour les diligences effectuées ?

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Le 905 est-il incompréhensible ?

Si je le qualifie d’incompréhensible, ce n’est pas parce que je n’y comprends rien.

Personnellement, j’ai l’impression avoir saisi ce qu’était un circuit court.

Mais il apparaît que certaines juridictions rencontrent un peu de difficulté.

Hier, c’était Bordeaux – l’inventeur de la « présomption de consentement exprès » qui me fait toujours autant sourire après ces quelques années écoulées… – et aujourd’hui c’est Lyon.

Faisant preuve d’une pédagogie, et du sens de la répétition – mais il est dit qu’enseigner, c’est répéter – la Cour redit ce qu’elle avait déjà dit… « jusqu’à la prochaine fois » (les lecteurs de Zouk reconnaîtront ici la petite sorcière).

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Le casse-tête du dépaysement

Nous avions déjà évoqué le problème du dépaysement, à l’occasion des nouvelles dispositions Macron, et au regard de l’extension de la territorialité.

C’était ici et ici.

En voici un arrêt qui en est l’illustration.

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La Cour de cassation a rendu un arrêt, le 7 juin 2018, sur lequel certains auteurs ne manqueront de se jeter pour le commenter.

Car il est vrai qu’il est intéressant cet arrêt, et à n’en pas douter, il devrait faire parti de ces décisions que l’on invoque, notamment lorsqu’il s’agit de se sortir d’une mauvaise passe.

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Rien de bien révolutionnaire, mais un utile rappel étant donné que le nombre d’arrêts de cassation en ce sens.

Une ordonnance de mise en état est rendue. Puis un arrêt est prononcé sur déféré.

Et la logique veut alors que la partie mécontente imagine un pourvoi en cassation.

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La société de courtage des barreaux (SCB) assure les avocats dont la responsabilité est engagée.

Elle centralise donc les sinistres concernant la profession et est donc à même de savoir quelles sont les erreurs qui peuvent être commises.

Et le constat fait un peut peur !

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Vous avez une page Facebook, un linkedin, et vous ne voulez pas perdre de temps pour l’alimenter notamment en jurisprudence.

Avez-vous pensé au pillage ?

Voici la recette pour se faire mousser sans peine :

  1. important ! débarrassez-vous de toute vergogne, scrupule et amour propre
  2. repérez un blog qui fournit des commentaires de manière régulière
  3. utilisez cette fonction magnifique qu’est le CtrlC et le CtrlV : il vous fera gagner un temps énorme
  4. reprenez un peu le texte pour que ça ne se voit pas trop

Astuces :

  1. attention aux fautes de frappe qu’il faut éviter de reprendre, sinon, ça devient trop visible
  2. enlevez un peu de matière au commentaire pour qu’il passe inaperçu
  3. attention à ne pas utiliser la fonction « partager via » Facebook/linkedin/twitter depuis le blog pillé
  4. renvoyez sur le site doctrine.fr, légifrance, Cour de cassation, etc. pour faire croire que c’est la source de votre article

 

Personnellement, lorsque je vois quelque chose intéressant sur l’Internet, je partage via les réseaux dits sociaux pour en faire profiter.

Mais j’ai pu constater que tout le monde n’a pas le même sens du partage, et certains n’hésitent pas à s’approprier le travail des autres pour se faire mousser, et faire mine qu’ils sont bons.

J’ai pu ainsi constater que le blog est largement réutilisé par une consoeur qui se fait ainsi mousser en reprenant mon travail.

C’est lamentable.

Sur le plan déontologique, c’est à tout le moins un manquement flagrant au principe de délicatesse qui est de nature à entrainer une sanction disciplinaire.

Ce pillage est, sur le plan juridique, du parasitisme comme a pu le juger la cour d’appel de Paris (voir cet article de 2012 http://celinezocchetto.over-blog.com/article-reprise-d-informations-entre-pillage-et-parasitisme-la-frontiere-est-fine-113387034.html).

 

Les habitués du blog reconnaîtront les articles repris dans cette page Facebook dont j’ai eu la délicatesse d’effacer le nom :

 

à noter la faute reprise dans mon titre : « dan » au lieu de « dans« 

Curieuse spécialisation que celle en procédure d’appel !

Elle existe, et pourtant, personne ne peut l’avoir ?

Qu’est-elle en vérité ?

Le « précieux » ? Ou alors juste un hochet, une médaille honorifique voire posthume pour services rendus ?

Car oui, cette mention de spécialisation, seuls les avoués et leurs collaborateurs peuvent l’arborer.

C’est la déconvenue à laquelle une consoeur de Martinique a été confrontée.

Elle a fort légitimement demandé à pouvoir bénéficier de cette mention de spécialisation, ce qui toutefois lui sera refusé.

C’est cet arrêt publié de la Cour de cassation qui est commenté dans cet article (Mention de spécialisation en procédure d’appel : avocats, passez votre chemin ?, Dalloz avocats – Exercer et entreprendre par Christophe Lhermitte — Dalloz avocats 2018. 195 — 1 juin 2018), qui se veut aussi être un plaidoyer à l’attention du conseil nationale des barreaux (CNB) pour qu’il reconnaisse enfin cette mention de spécialisation comme une véritable spécialisation.

Ainsi, tout avocat qui maîtrise la procédure d’appel pourra l’obtenir, au même titre que toute autre mention de spécialisation.

 

Rien à voir, mais cela me rappelle une récente plaidoirie, dans le cadre d’un déféré, à l’occasion de laquelle un de mes adversaires soutenait que l’article 68, qui se trouve dans les dispositions communes à toutes les juridictions, ne s’appliquait pas à la procédure d’appel au motif que… tenez-vous, ça va faire mal mal… « les règles spéciales dérogent aux règles générales« …

Les articles 900 et suivants sont les règles spéciales qui écarteraient les dispositions communes selon ma thèse de mon contradicteur.

Et oui, l’avocat a osé, et a surtout osé croire à cet argument qu’elle a tout de même plaidé !

Je vous laisse imaginer la teneur de l’arrêt sur déféré…

Ici, il s’agit des dispositions concernant la communication électronique, et leur application dans les procédure sans représentation obligatoire.

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Nous savons qu’en matière de procédure, le magistrat de la mise en état dispose d’une compétence exclusive.

C’est le terme « seul compétent » que nous trouvons à l’article 771.

Mais ce n’est pas de cet article dont il est question.

Il s’agit de l’article 914 qui nous dit que le conseiller de la mise en état est seul compétent depuis sa désignation jusqu’à la clôture de l’instruction pour trancher les irrecevabilités d’appel et de conclusions, la caducité, etc.

Que faut-il entendre par ce « seul compétent » ? La cour d’appel est-elle squizzée ?

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